1-

Il était une fois un jeune homme, prénommé Mannu, dont la vie était commune à ses semblables.
Délaissant l'amour pendant une partie de sa vie, il se consacra à l'évolution de son espèce.

Comme chaque matin, il se réveilla difficilement à six heures du matin. L'esprit dans le brouillard, il tâtonna son chevet afin d'éteindre son réveil-radio.
Il s'habilla rapidement et descendit les escaliers menant à la cuisine familiale. Son petit déjeuner était simple, copieux mais très rapide.
En effet, il devait prendre les transports en commun afin de rejoindre son université.
Le trajet lui prenait toujours beaucoup de temps avant d'arriver à destination.

Sa journée de cours était routinière et interminable. Plongé dans la population universitaire, il marchait dans les couloirs allant d'une salle de cours a un amphithéâtre.
Il apprenait l'art de la pensée humaine. Étudier les pensées dépassées des anciens penseurs ne l'intéressait pas plus que d'aller courir dans la boue par un temps glacial, mais la société lui imposait de s'instruire sous peine de ne pas réussir dans la vie active.

Le soir, après une nouvelle attente éternelle dans les transports public, il descendit sur le quais et il se dirigea vers sa maison.
Sur son chemin, il croisa une femme très belle. Elle avait un petit nez mignon, des yeux d'un bleu qui donna envie à Mannu de se noyer dedans.
Timidement, il lui dit '' bonjour '' d'un signe de la main. Après tout comme dans tous petits villages, toutes personnes se saluaient même s'ils ne se connaissaient pas personnellement. Mais à ce moment, ce ne fut pas sans but qu'il lui adressa un signe de la main.


La femme ( souriant ) : Bonjour...enfin bonsoir plutôt.

Mannu se figea à quelques mètres d'elle.

Mannu ( souriant ) : Oui...bonsoir.

La femme ( toujours souriante ) : Toi aussi, tu es descendu du bus ?

Mannu ( timidement ) : Oui, journée d'études pas très gaie et la tienne ?

La femme : La mienne a été normale. Je dois te laisser...ma famille m'attend pour souper.

Mannu : Je te dis à bientôt alors. Je prend le premier bus tous les matins et je reviens toujours avec le dernier bus tard le soir...si ca se trouve, on se reverra dans notre fameux vieux bus.

La femme ( de nouveau souriante ) : Alors à demain...au fait, je m'appelle Déhaïsiria.

Déhaïsiria regarda sa montre et elle commença à marcher rapidement.

Mannu ( parlant un peu fort pour se faire entendre de Déhaisïria ) : Moi c'est Mannu...

# Posté le mercredi 19 mars 2008 08:16

Modifié le jeudi 20 mars 2008 06:19

2-

Le lendemain matin, Mannu se réveilla plus facilement qu'à l'ordinaire.
Contrairement à son habitude, il arriva en avance de vingt minutes sur le quais des transport en commun.

Le regard à l'affût, il espéra apercevoir la ravissante jeune femme qui lui avait égayer sa soirée.
À sept heure du matin, il n'y avait pas grand monde dans les rues de son village, quelques passants se rendant à leur voiture, quelques commerçants allant ouvrir leur boutique.
Après plusieurs minutes d'attente dans un froid glacial, il apperçut une jeune silhouette. Son coeur se mit à battre plus rapidement.
Déhaïsiria avançait vers lui. Ils étaient seuls sur le quais.


Déhaïsiria ( souriant ) : Coucou !

Mannu ( souriant ) : Salut...ca va bien?

Déhaïsiria : Oui, j'ai pas raté le bus?

Mannu : Non, il va pas tarder maintenant !

Un vieux bus tourna à l'angle de la rue où ils se trouvaient. Ils montèrent dedans et ils s'assirent côte à côte.

Durant deux heures, ils ne cessèrent pas de se raconter leur vie, leurs goûts et leur vision de leur avenir envisagé.
Elle faisait des études d'herbologie avec comme spécialisation la filière médicinale. Elle était orpheline d'un père qu'elle avait connu jusqu'à l'âge de douze ans. En effet, elle lui expliqua qu'auparavant ils vivaient dans le nord du nouveau continent et que les Hoostïfé, peuple des sept montagnes, avaient tenté d'envahir leur village. Tous les hommes du village ont dû aller les repousser et son père fut parmis le grand nombre des hommes morts au combat. Pendant qu'elle lui relatait cette histoire, Mannu vit une larme couler des yeux de Déhaïsiria. Larme qu'il essuya de la main tout tendrement.

Pour la première fois qu'il prenait ce bus, Mannu n'eut pas envie d'en descendre tellement qu'il se sentait bien en compagnie de Déhaïsiria.


Déhaïsiria ( se levant du siège ) : Nous voici à destination.

Mannu ( se levant à son tour ) : Oui hélas !

Déhaïsiria ( Sortant du bus ) : Courage Manu ! Si tu veux j'ai trois heures de libre pour manger...je pourrais venir manger avec toi?

Mannu ( souriant ) : Avec plaisir ! Rendez-vous à la cafétariat de mon école alors?

Déhaïsiria : Alors on fait comme ca. À tout à l'heure alors.

Ils se dirent au revoir en s'embrassant fébrilement sur les joues.
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# Posté le mercredi 19 mars 2008 09:21

Modifié le jeudi 20 mars 2008 06:17

3-

La matinée de Mannu fut passable, sauf qu'il y avait un nouveau détail qui différait des autres journées appartenant désormais au passé. Ce détail était le sourire qui avait apparu depuis sa rencontre avec Déaïsiria.

Au fur et à mesure que sa pause déjeuner approchait, il sentit son coeur battre la chamade. Il n'avait pas cessé de penser à elle.

Il se dirigea avec hâte vers la cafétariat comme prévu. Il était tellement dans ses pensées que toutes les personnes qui marchaient dans les couloirs lui semblèrent inexistants.

Une fois arrivé, malgrès que son ventre lui cria famine, il se mit à chercher Déaïsiria du regard, allant jusqu'à fouiller les alentours.
Moins de dix minutes plus tard, et après avoir fait deux fois le tour de tous les coins et recoins, il vit une nouvelle une charmante jeune femme avançant vers lui dans une belle lumière qui fit penser à Mannu qu'elle avait les charmes d'un ange.

Mannu marcha vers elle, toujours le sourire aux lèvres. Elle marchait avec un pas léger, les cheveux au vent.

Arrivé à sa hauteur, il s'arrêta d'un coup, comme pétrifié. ils s'embrassèrent de nouveau pour se dire bonjour. Leurs lèvres déposèrent timidement un bisous sur la joue de l'autre mais quasiment sur le coin de leurs lèvres.

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# Posté le mercredi 19 mars 2008 17:27

Modifié le jeudi 20 mars 2008 06:12

4-

Leur repas se passa bien. Ils s'étaient assis côte à côte dans un parc.

Après avoir fini de manger, ils allèrent se balader en ville.
Mannu hésita un petit moment, et enfin il se décida à prendre la main de Déhaïsiria.

Ils passèrent d'un magasin de mini-objets en tous genres à une grande surface spécialisée dans les machines électroniques. Ils ne s'arrêtèrent pas de parler de leur passé respectif, si bien qu'ils ne se rendirent pas compte qu'ils venaient d'entrer dans un rayon de produits ménager.

À leur retour dans le parc, ils durent se quitter. Pour la première fois, ils s'embrassèrent amoureusement.
Déhaïsiria sortit des bras de Mannu et commença à s'éloigner quand elle se retourna vers lui.


Déhaïsiria : Au fait, je ne prendrais pas le bus ce soir car je dois faire une excursion dans la forêt pour trouver certaines plantes pour le devoir dont je t'ai parlé tout à l'heure. On s'y retrouve là-bas plutôt?

Mannu : Je te rejoindrai dès que possible au pied du grand arbre.

Déhaïsiria ( faisant un clin d'oeil à Mannu ) : Le grand Raritre tu veux dire...d'accord. à ce soir alors.

# Posté le jeudi 20 mars 2008 06:11

5-

Durant toute l'après-midi, Mannu était sur son petit nuage, d'un blanc pur. Il ne cessait de s'imaginer marchant dans la forêt, à la recherche du Raritre si bien qu'il en fut distrait au point de n'écouter ses cours que d'une oreille distraite.

Son trajet en bus lui parut très long...trop long même. Il avait déjà hâte de déposer son sac chez lui et de partir en direction de la forêt.
Il ne sortit pas de sa rêverie, même pas avec le vacarme provenant d'un petit groupe d'étudiant et ni avec les chants délirants de certaines jeunes étudiantes dans le fond du bus.
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# Posté le jeudi 20 mars 2008 18:56

Modifié le mardi 29 avril 2008 14:41